dimanche 29 septembre 2013

Stigmatisation des Roms : quand les clichés tiennent lieu d'idées


 (Complément à l’article «  Stigmatisation : quand le mot dérape »)

La pétition lancée fin septembre par Paul Maurin et Alain Daumas « Pour la dignité des Roms et des gens du voyage! », malgré la qualité du slogan (qui n'y souscrirait pas !) sombre malheureusement bien vite dans le cliché.
 
L’avantage des mots très mode tels que « stigmatisation », « discrimination », « instrumentalisation » est qu’ils permettent de meubler le discours sans aborder le fond.
Qu’on en juge d’après le texte de la pétition : « …ces populations miséreuses et discriminées, cibles de nombreux stéréotypes éculés et de représentations stigmatisantes, sont instrumentalisées à des fins politiques… ». Pas de problème vous pouvez tout aussi bien écrire : « …ces populations miséreuses et instrumentalisées, cibles de nombreux stéréotypes éculés et de représentations « discriminantes », sont « stigmatisées » à des fins politiques.… » et vous amuser à appliquer tous les cas de permutation des mots. Ca marche pour autant que les clichés y soient... dans l’ordre ou dans le désordre.
Ne manque guère que le mot « déraper » qui curieusement est absent et qui aurait pu si bien s’appliquer aux propos de Manuel Walls.

Le problème des Roms mérite mieux que ces formules "stéréotypées" qui ne visent qu’à faire taire l’adversaire, à le "stigmatiser" ! Le contraire d’un « débat » que l’on pourrait attendre et, soit dit en passant que l’on ne rencontre nulle part. 
Le rejet pur et simpliste des Roms n’a d’égal que la suffisance de donneurs de leçons de morale, soucieux d’une posture valorisante, sans que ceux-ci n’avancent la moindre proposition concrète. « Peux- pas être con, j'suis douanier » disait Francis Blanche.

Où trouvera-t-on, en tous cas dans les médias, une analyse du problème : recensement de cette population, de son évolution récente, inventaire des problèmes rencontrés localement et caractérisation des responsabilités (un peu facile d’un côté de rejeter toute la faute sur les Roms et de l’autre sur les français xénophobes). Quelles perspectives pour le « vivre ensemble » à court terme et à long terme, sur la base de projections réalistes d'arrivées en France. Quel avenir pour ces populations, quelle éducation des enfants ?
Comment en assurer un suivi si les lois de contrôle sont abrogées et en évitant de rompre l’égalité entre citoyens, entre ceux qui ont l’obligation de domicile (pour le fisc notamment !) et les autres ?
Quelles contreparties leur demander ? car il parait généreux mais illusoire que la France puisse accueillir toute la misère du monde, comme disait Michel Rocard. 
Si l’on doit entièrement les prendre en charge, sans aucune contre-partie (en les cantonnant donc dans un statut d’infériorité, au demeurant assez méprisant !), qu’on en discute et qu’on en évalue le coût pour la collectivité nationale, là aussi à court et à long terme. Sauf à ce que ce coût soit pris en charge par un fonds privé alimenté par des versements massifs de donateurs (pas de doute que les présents pétitionnaires en seront parmi les premiers).


Des idées, pas des clichés ! voilà ce qu’on peut attendre du débat.

 

 


dimanche 1 septembre 2013

Stigmatisation : quand le mot "dérape" !

Parmi les tics de langage qui polluent de plus en plus le discours public (« incontournable », « instrumentaliser », « revisiter », « déraper » …pour ne citer que quelques exemples),  le mot « stigmatisation » est lui aussi très mode.
L’étymologie et l’usage en sont anciens, mais le vocabulaire a su se créer une « niche » « incontournable » dans la langue des médias.

lundi 22 juillet 2013

Brétigny-sur-Orge : déraillement de l'information ?

Quand rumeurs et démentis s'affrontent...

vendredi 7 juin 2013

Affaire Geisser : Fin du contentieux pénal

L' "affaire Geisser" qui opposait un chercheur du CNRS, Vincent Geisser, au "Fonctionnaire de Sécurité de Défense", Joseph Illand, sur fond de pseudo-harcèlement, serait donc terminée ?